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Saint Michel terrassant le dragon

On observe, ici au nord, une magnifique rosace du XIIIième siècle, de forme circulaire à l’exemple de celle du temple St Eloi comme nous l’avons précédemment développé, elle est inscrite dans un carré, soit dans la matière constituée de ses quatre éléments. Au-dessus un triangle pointe en haut, le symbole du feu sur le carré, c’est le feu pénétrant la matière. Sur la pointe de ce gable, saint Michel terrasse le dragon. La bête parait terri-fiée (terra-ssée), saint Michel maintient la bête de son pied. Retenant la pointe de la lance de la main droite, le dragon (lux-i-fer, Lucifer, le porteur de lumière) implore saint Michel de l’aider à retrouver le chemin de la lumière qui est en lui.
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Saint Michel terrasse un dragon (ou le diable) , voici comme une opposition lumière et matière, révélation et obscurantisme. Cette analogie prend toute sa dimension lorsqu’il fait descendre le feu d’en haut et libère le feu de la matière d’en bas. Ce processus bien connu des adeptes est indolore pour le dragon, car aucune blessure ne peut être faite à l’animal, voilà pourquoi il est terrassé, mis en terre, fixé au sol. Lorsque le volatil rejoint le fixe, les deux feux se rencontrent en un point immobile agités en périphérie par le souffle du monde.

Extrait « Rouen symbolique – Rouen alchimique » p.171

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Rouen Alchimique

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