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Le cheval entrant dans la ville

A quelques pas de là, sur le linteau de la maison du 186 de la même rue, figure un cheval sortant d’un bois et se dirigeant vers une cité. Certains accompagnateurs se contenteront de dire que ce fut l’atelier d’un maréchal-ferrant, ou la boutique d’un fabricant de drap, quand d’autres vous conteront l’histoire romanesque d’un cheval qui rentra seul et permit de sauver son cavalier perdu.

Les bâtisseurs de ce temps-là ne s’encombraient certainement pas de légendes de la sorte pour décorer la façade des demeures. Des motifs pouvaient être réalisés à la demande d’un propriétaire souhaitant prévenir subrepticement l’observateur averti de la présence d’un pratiquant de l’alchimie en ces lieux. Toute sa science se voyait ainsi exprimée par des indices significatifs laissés à mots couverts dans ces fresques.

Ce cheval est ici sans cavalier. Il avance la jambe droite levée vers une cité, la Jérusalem céleste, la droite, rappelez-vous c’est le bon côté , celui de la lumière comme nous l’avons expliqué pour le Jugement dernier du portail des Libraires de Notre-Dame.

Le cheval indique le sel, un des trois principes. Le soufre étant l’homme arrivé qui, ici, n’a plus besoin de sa monture (car l’être y est selon la langue des oiseaux), et le mercure, la Jérusalem céleste

Extrait « Rouen symbolique – Rouen alchimique » p.329

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Rouen Alchimique

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